| Voici quelques mois, ma vue a viré au rouge en apprenant que notre ministre de la santé s’intéressait à la santé mentale des élèves risquant d’être altérée par cette invention censée accompagner nos jeunes dans leur orientation après le bac et qui au final, en laisse bon nombre sur le carreau au point effectivement de mettre en danger leur santé mentale. Comme si les réseaux à haute teneur toxique ne suffisaient pas !!! Mais que vient faire le ministère de la santé dans le domaine réservé à l’éducation ? Et que fait son homologue à l’enseignement pour accompagner les laissés pour compte dans la recherche d’une orientation mettant en valeur leur valeur précisément au lieu d’alimenter les poisons du manque confiance en soi, du sentiment d’infériorité, de l’angoisse de l’exclusion avec, comble de tout, la mise en cause de leur santé mentale ? Tant de dommages risquant d’impacter leur vie sur le long cours. Un bel écho -dont je me serais bien passée- à ce que j’écrivais voici plusieurs années à destination de la jeunesse, dans un chapitre de « la Fac de l’Etre » dénonçant le non-sens qui hélas semble avoir de beaux jours devant lui … « Ce qui me fait mal voyez-vous, c’est que vous êtes de plus en plus nombreux à vous retrouver chez un psy alors que vous êtes sains et tout à fait normaux. On peut effectivement se poser la question de la normalité dans une société aux normes plutôt anormales pour qui Est. Consulter un psy pour régler les problèmes de l’enfance ou du psychisme, je n’ai rien contre bien entendu. Je n’ai pu en faire l’économie et ce durant de longues années. Mais aller consulter lorsqu’on se sent déphasé dans un monde déphasé (-) + (-) = +. Vous en avez la preuve, vous êtes « + » donc bien en phase … avec votre Etre qui ose exprimer par vos états d’âme son mal-être ». Puisse cette absurdité attirer de nouveaux talents pour accompagner ces jeunes dans leur envol vers leur vie d’adulte en s’intéressant à l’Etre avant le Faire, autrement dit à la question du « Qui Suis-Je ? » avant celle du « Que vais-je faire » ? Dans cet ordre des priorités, jailliraient de nouvelles orientations totalement exclues de « parcours sup » et qui pourtant élargiraient le champ des possibles en dévoilant le potentiel de chacune et chacun. « Qui Suis-Je ? » … Une question d’ailleurs bien présente chez nombre de jeunes en quête de sens mais hélas rarement prise en compte au niveau des instances éducatives qui pourtant devraient s’interroger en voyant de nombreux Bac +++ quitter la voie tracée depuis l’obtention du bac pour emprunter d’autres parcours professionnels bien plus nourrissants pour leur épanouissement personnel dans leur quête d’harmonie entre l’Etre, l’Avoir et le Faire. |